Tic.. tac.. tic.. tac.. Attention, vous tombez en transe. Ça
fait de l’effet de voir le Temps se dérouler.. mais où se trouve l’origine du Temps ? Ne s’enroule-t-il pas comme un serpent lové sur lui-même ? Ou
bien se perd-il dans un labyrinthe où, à défaut de Minotaure, un dragon attend
de se faire terrasser ? Quoi qu’on en dise, l’illusion est totale et nous
pensons encore génialement ignorer les Temps à venir. Fermez les yeux et dormez sous la haute coupole de l'Univers des Possibles. Si vient un jour où vous
ouvrez les yeux, vous êtes aveuglé et chacun de vos gestes sera de vous
conduire un peu plus loin dans cette obscurité. Impossible de repasser le
seuil, chaque expérience compte. Une.. deux.. trois.. quatre..
Il faut avoir l’audace de se faire des cadeaux : pas de
ceux matériels qui s’amoncèlent à outrance ; mais plutôt un cadeau pour
les Temps à venir, un pari spirituel sur la Nature qu’on penche à devenir.. Une
étoile en construction sur la Carte.
Cependant, il est un Temps où l’on se dessèche ; l’eau arrête
de couler de sa Source et la terre souffre. Sa surface apparait craquante et déshydratée,
comme un savon abandonné à son triste sort.
Puis vient le Temps où l’on se réveille avec un nouvel élan,
débutant la journée par un sourire agréable au soleil et à la lune. Ces astres nous
servent et desservent de magnifiques repas de l’âme qui, chaque jour, change d’apparence
et prend substance. La matière Terre-Eau enrichie de re-co-naissances.
Chaque jour, une énergie nouvelle revient dans mes os, au cœur
de ma chaire qui repousse la matière sombre jusque dans ses derniers
retranchements. Ces hautes vibrations paillettent dans mon squelette émerveillé
de ces expériences inédites. Ce Temps où même la musique s’arrête Temps dit que
les ondes invisibles s’agitent en une fréquence incroyable encore inaudible à
mes oreilles. Le son de la
Matière qui s’agite.
Une poussière d’étoile terrestre qui se met à briller. La terre
abreuvée à la source du Tout. Un souffle de feu incandescent dans le Cœur. Le rythme
du pendule est constant.