mardi 23 octobre 2018

Femme de l’Ombre


Petite mise au point comme un temps de suspension, cadencé par les derniers événements.

« sol si fa si la si ré », plus facile à dire qu’à faire : mon expérience d’aide à domicile a continué d’aspirer tout mon mental.. sans comprendre, j’avais besoin de trouver l’extrême limite de mon activité d’accompagnement à la personne. En nettoyant les tâches, je me disais nettoyer mon amour propre ; en discutant avec elle, je compilais les informations pour parfaire une connaissance humaine, parfois dans ses + vives peines ou ses profonds silences. Mon corps a plutôt trouvé l’expérience amusante et une petite voix est venue à mon secours pour empêcher la noyade et repêcher les idées égarées du Courage. Mais pouah que ce fut long, que le temps m’a compté !

Ma stratégie de bouger en Bretagne a explosé, j’ai regardé l’objectif et pas l’chemin, tsss ! J’ai même pas réfléchi une seule seconde à vrai dire, tout m’a semblé ordonné à me lancer dans cette formidable aventure avec l’ADMR (..y’a « Mer » !). Il faut dire que ce projet est né d’une énorme quantité d’énergie chaotique issue d’une pression très désagréable qui a fait éclore cette petite voix. L’envie de recomposer un environnement extérieur est une des fuites que je n’arrive pas à arranger en moi. Ça peut prendre du temps et des tours de pendule avant de trouver l’endroit qui nous correspond vraiment, alors qu’un aller sans retour à l’intérieur peut faire émerger du neuf.

Depuis cet accident qui m’a coupée en deux, mon rêve intérieur est de retrouver l’unité. Il y a moi et mon mental , embarqués sur un bateau depuis 35 ans, presqu’à l’arrêt, sans visibilité renouvelée et d’un coup.. ! Zooum, gros siphon qui emmène le bateau en spirales vers le fond : mon IC a trouvé moyen d’interagir avec moi. Même si j’aime bien l’image de l’iceberg conscient/inconscient, pour ma part c’est plutôt eau vide versus eau pression. Un trou noir d’où on ne sait pas comment ressort toute cette matière ! Le plan est totalement inconnu. Mon corps est littéralement aspiré de l’intérieur ; comme un effondrement sur lui-même. Diantre, le néant ! m’écriais-je. J’avais conscience du trop peu de souvenirs dans ma mémoire mais là, l’appel du monde souterrain a ouvert une porte gigantesque et l’appel d’air a été également impressionnant ! J’ai cru que le bateau allait mourir. En fait il s’est peut-être juste mis sur un flanc, une partie encore dans l’eau vide et l’autre sous pression. En l’occurrence mon masculin qui lutte pour sonder le terrain et ramener les infos à la surface. C’est sûr que toute mon attention est tournée vers ce curieux phénomène évolutif.

Pour le moment involutif puisque je suis dans l’obscurité à l’intérieur, la lumière du cœur n’arrivait pas à s’exprimer à moi, d’où mon incapacité à obtenir du contenu en hypnose. Rien ne filtrait puisque rien ne pouvait sortir. J’en fait une belle de boîte tupperware ! Pourquoi l’aspiration est si grande ? Pourquoi suis-je embarquée à ramener un filet si lourd capté par l’autre monde ? Mon ombre est-elle si imposante ? Quel est son message ? Duel chevalier noir et chevalier blanc, pour gagner une rose.
Cette ombre que je ne vois que lorsque le soleil est là. Elle me connait mieux que quiconque. Tant que je ne marche pas, je ne sais pas si mon ombre regarde devant ou derrière. C’est lorsque que je marche ou bouge les bras que je la fais évoluer, obliquer, grandir… seulement il me semble que mes jambes et mes bras appartiennent à mon ombre. La seule position est face à face contre terre pour être à égalité.. et se connecter à la racine… Salut Passeur, laisse-moi passer.

Ayant fini par accepter que mon corps est ma + belle ressource, je continue à suivre l’onde magique intérieure qui dénoue patiemment, chaque nœud ou morsure à l’intérieur de mon corps. Je dois vraiment être un vieil arbre pour avoir le tronc si noueux… ou bien un vieux cep de vigne (ce qui expliquerait plusieurs tendances.. ?!). Ou bien suis-je le serpent qui s’injecte son propre venin pour trouver le remède  à ses maux ? Mon mental galère à ne pas être sollicité pendant ces moments si intimes. Je me mets à bien l’entendre à mesure que j’arrive mieux à me parler. Mais bon.. une de ses bases se trouvant au goulot d’étranglement, il choisit ce qui passe et ce qui ne passe pas. Pour le moment j’ai la gorge qui se contracte comme pour annoncer le futur coup de grâce.

Il faut dire que la communication a toujours été bien refoulée vers l’intérieur, ça a créé une grosse motte d’étoupe et couper la circulation d’air entre le haut et le bas. Là-haut, ça c’est mis à drôlement chauffer et le bas s’est complètement refroidi.. ou bien est-ce l’inverse ?

Plus la libération du corps se fait sentir, plus les nœuds profondément ancrés émettent une chaleur douloureuse. Ça réchauffe la lumière du bout du tunnel mais la folie des ténèbres est bien présente. Je suis emmêlée dans mon propre tissu, comme un linceul dont je cherche à me dégager. Trop volatile pour être détectée avant, il a fallu de nombreuses fois dissoudre pour laisser apparaître cette opacité qui devient matière. Je souffre car elle m’emprisonne encore dans cette collante pâte à sel d’où il reste encore des mystères à lever. Alors mes lectures me renseignent sur cette voie à empreinter. Désapprendre, enlever cette culpabilité, ces émotions qui baignent mon cœur dans un trou noir. Apprendre à s’aimer et tout ce qui est autour de soi, tout ce qui nous arrive, tout un programme à connecter ! Est ce que ces milliards de neutrinos qui me transpercent chaque seconde pourraient m’informer sur cette voie neutre ? Est ce qu’ils peuvent aller au cœur du trou noir et ramener le message de l’information ? Que toute cette folie se transforme en sagesse, que je puisse remettre en mouvement mon bateau, que je sache où aller… du moins par quoi commencer.

Animus, mon animus, où es-tu mon Animus ? Isis a pu retrouver les morceaux du corps d’Osiris parti dans le royaume des Morts, Perséphone est devenue reine des Enfers durant la moitié de l’année, je cherche le moyen de t’aider, de te parler ! Quels sont encore tous les mystères que tu recèles ? Pour quoi veux-tu te battre ? Que veux-tu me transmettre ? Bon, je me suis mise au tir à l’arc pour me rapprocher de cet objectif.. mais est-ce suffisant ? ;). Chevalier blanc contre chevalier noir en quête de Lumière.

C’est comme si tout mon corps énergétique était à l’intérieur, enserré dans une coque étroite. Cette énergie sous pression a implosé comme une supernova et à créer un trou noir. Supernova à effondrement de cœur. La matière est de plus en plus dévorée, l’espace-temps réduit à un clou qui s’enfonce de plus en plus. L’extérieur se vide progressivement, toute l’eau est entraînée dans le monde souterrain. Cependant il reste quelques cordes en suspension, messagères de contenus plus subtils, me montrant le vide qui se crée, ce qu’il faut reconquérir dans mon cœur et dans mon corps. Un feu à transmuter pour que cesse cette étuve du corps et que le procédé puisse continuer.

Je suis née à la porte du Cancer mais il semble bien que je lutte contre un adversaire sombre et invisible, une jumelle maléfique qui voudrait anéantir ce qui est. Or c’est en elle que je trouverai ce joli souvenir qui m’appartient et recomposerai ma réalité telle que je suis. « Ais confiance, crois en moi.. ! »

 Je ressens au fond de moi une vibration incroyable, elle me fait peur, cependant elle est bien physique et elle m’appelle. Elle me demande de sortir du labyrinthe, de dénouer un par un les fils du métier à tisser après avoir vérifié l’ouvrage, enlever le voile de bandelettes, ôter le masque illusoire du sarcophage et ouvrir les yeux au langage ancestral, au langage du cœur. Comment aller au cœur du sanctuaire pour délivrer cette formidable énergie qui me consume ? Comment répandre les parfums de la Vie ? Comment créer la Vie, après la Mort ?

Alors je prête une oreille attentive aux rares événements extérieurs qui m’entourent, je reflète toutes ces facettes et je m’interroge, sur ce que veut me dire cette petite voix. Et quand j’aide ou accompagne, mon corps vibre agréablement à mesure qu’elle grandit et me parle à travers lui. Vais-je enfin trouver la paix dans cette reconstruction incroyable de ma psyché ? Paix, Sagesse et Voluptés.



mardi 7 août 2018

Le taon est venu


Je suis née le 22 juin 1983, à 5h15 à Paris XIIIIème. Deuxième fille à 2 ans d’écart de ma sœur ainée, Sophie. Il faudra attendre 7 années et un régime spécial Garçon pour que mon petit frère Olivier voie le jour. Mon père est Ingénieur ; c’est ce que j’écrivais sur les fiches de renseignements à chaque rentrée scolaire. Je ne savais pas ce que ça voulait dire. Bien des années plus tard, j’ai su qu’il concevait les plans de systèmes complexes des premières centrales nucléaires. Mère femme au foyer, anciennement secrétaire qui arrêta de travailler à ma naissance. Elle garda ce statut pour le restant de sa vie, ne se sentant pas capable de rattraper les compétences technologiques que son métier requérait. Une femme qui a assuré pleinement les tâches ménagères, culinaires et scolaires de ses enfants. Femme battue, femme humiliée, femme insultée, toujours aux mêmes heures, tous les jours. J’appris de mon père qu’il a très mal supporté de ne pas évoluer professionnellement à la hauteur de ses compétences. Toujours les moins bons qui avaient les promotions, toujours les autres qui avaient les mérites. Il travaillait la plupart du temps avec une équipe réduite, peu de personnes voulant être sous ses ordres. Lui qui portait si haut les valeurs du Travail, de l’Argent et du Labeur, ces valeurs qui l’ont rendu dur, intransigeant et hyperémotif. Sa soif de pouvoir mal étanchée, restait le nid familial auprès duquel il déversait sa haine contre la société, contre les profiteurs, contre les gens qui étaient tous des cons, contre.. voilà il était contre Tout et Tous. Même contre les personnes qui lui étaient soumises et sans défense et qui cherchaient à être aimées et sécurisées. Il me dit ne pas avoir eu le temps, voilà pourquoi a surgi la violence en lui. Il s'en est persuadé mais j'ai toujours du mal à accepter qu'il m'ait secouée dès mon berceau jusqu'à ce que je quitte son toit.
Jamais personne n’est venu partager notre table, parfois quelques membres de la famille mais il n’a jamais eu d’ami. Il me dit toujours avoir ses amis de Centrale avec lesquels ma mère continue à garder contact mais lui me dit qu’il ne recherche pas de lien social, avec personne.

Quelle horrible routine à laquelle j’ai assisté pendant les 18 années de ma vie : à l’écoute de ses pas dans l’entrée quand il rentrait du travail, qui déclenchait chez moi un stress immédiat, le voir rentrer dans la cuisine, prendre son Librax et regarder le courrier. Se mettre en pyjama et s’assoir à table. Attendre que ses premiers mots résonnent pour savoir de quelle humeur il était. Répondre à ses questions si jamais il m’en posait ou attendre que l’orage passe si sa colère ne nous laissait pas tranquille tout au long du repas.  Une fois terminé, il se levait sans débarasser une seule fois et se mettait devant les infos du soir. Fin de la journée. Les w-ends étaient encore + angoissants puisque vinrent les jours où je souhaitais sortir le samedi soir, où je me retrouvais de nombreuses fois à m’étouffer dans mes draps pour ne pas qu’il m’entende pleurer de déception suite à son refus. Je pleurais à en avoir mal à la tête, je pleurais des heures à en garder toutes les traces au matin, j’étais incapable de tenir tête à mon père alors j’écrivais des textes mortifères et désespérants. J’ai du m’enfuir une fois sans son consentement, où je me suis retrouvée à la porte de chez moi en pleine nuit. On ne désobéit pas à son père. Et ces dimanches sans fin où il exerçait mon intellect sur des problèmes de maths insurmontables, où je pleurais toutes les larmes de mon corps pour qu’il stoppe et priait l’arrivée de ma mère pour qu’elle mette fin à cette farce.

Dire qu’il ne se souvient plus de tout ça. Il n’a plus aucun souvenir de ces moments. Et moi je n’ai plus de souvenirs heureux de mon enfance. Que ceux d’évasion avec ma famille maternelle chaque été au bord de l’océan. Là j’étais heureuse. Mon père a arrêté de venir pendant ces vacances car la famille de ma mère était tous des cons… à mon + grand bonheur.

Toutes ces années ont nourri ma colère et ma peur. Qu’est ce qu’un Homme ? Qu’est ce qu’une Femme ? Qu’est ce que l’Amour ? J’essaie encore aujourd’hui de comprendre avec mon cerveau qui continue de se servir de ses bases pour élaborer sa propre pensée. Je me suis construite Contre mon père. J’ai cherché à déconstruire tous ces propos face au Monde, face aux gens. Je suis partie à l’autre bout du monde pour rechercher des gens à qui il n’aurait jamais lancé un regard et je me suis liée d’amitié avec eux. J’ai choisi l’agronomie tropicale pour qu’il ne soit plus sur mes traces à me rejouer les scènes traumatisantes de mon suivi scolaire. J’ai été jusqu’au Yémen pour rencontrer la « race » de gens dont il avait le + peur. Je me suis investie avec des sound system, une communauté dont il avait horreur et qu’il considérait comme des paumés. J’ai travaillé avec des personnes en situation de handicap lourd pour faire vivre ma fibre humaniste qu’il ne montrait absolument pas.

Je me suis construite à l’opposé de mon père et aujourd’hui, je me rends compte avec quelle force j’ai nourri mon ombre. Je me suis coupée de ma Nature intérieure. Chaque choix que j’ai fait était pour faire chier mon père.. à mon + grand désordre. Même si je n’ai jamais pu me confronter à lui, je ne voulais pas donner raison à ses noirs jugements et j’exerçais un profond contrôle sur moi pour ne pas changer d’attitude. C’était le seul sens à ma vie que j’avais puisque, voulant me  modeler à son image, j’avais perdu tous rêves, tous désirs, toutes envies personnelles et intimes. Je ne savais absolument pas ce que je voulais faire de ma vie et faire un choix personnel me terrifiait. Je souhaitais que son image de la réalité ne fasse jamais partie de moi. Cependant, elle est tombée dans mon Ombre et l’a incrustée si profondément qu’aujourd’hui je réalise avec douleur que je me suis leurrée, que sa projection du monde est en moi et qu’il faut que j’accepte et intègre cette partie que j’ai toujours rejetée.

Je suis aujourd’hui en proie à de grandes peurs, une oppression qui grandit depuis le jour de mes 35 ans. Je me sens si fragile et vulnérable au point que sortir de chez moi est une violence. J’ai des taons autour de chez moi, énormes, agressifs. Toujours là au moment où j’ouvre ma porte, il me mette dans une profonde insécurité. La Nature m’exprime avec force à quel point je me suis éloignée de la mienne. Lui manquait de Temps, le mien s'arrête chez moi. J’ai nourri un penchant de supériorité, oubliant que je suis un animal, rien de moins, rien de plus. J’ai placé mon travail sous l’égide du Social et de l’Aide à la personne mais j’étais incapable d’aider quelqu’un dans ma vie privée. Incapable de jouer de la musique devant une autre personne, plaidant l’intimité de mon jardin secret mais sans doute incapable de supporter une critique. J’ai collectionné et aussitôt jeté mes conquêtes d’un soir pour me rendre compte à quel point j’ai peur des Hommes et que je ne supporte pas d’être une Femme. Je me suis tellement trahie et simulé prendre du plaisir que j’en ai paumé mon énergie sexuelle. Je me suis dégoûtée quand j'ai piqué des colères interminables contre ma chienne qui est si adorable et aimante. Que de mensonges et de culpabilité pour garder une face sociale qui ne correspond en rien à ce que je suis à l’intérieur ... mais qui suis-je..?

J’ai tellement de violence et d’agressivité en moi que je me suis reversée cette haine en mon cœur et j’ai serré si fort que désormais je suis coupée en deux. J’en reviens toujours à jouer la partition neuronale de ce père triste, sans vie et coupé du Monde. Le sombre est partout autour de moi et en moi. Pourtant quelque chose est là pour me forcer à sortir, chaque jour, avec violence mais qui irrésistiblement me pousse à ne pas rester cloîtrer chez moi.

Petite voix du cœur, parle moi, fais toi entendre ! Rappelle moi combien la Vie est belle, douce et bonne ! Nourris moi de ta sagesse, de ta bonté, de ta tendresse. Fais moi sourire et rire, redonne moi l’envie et le désir de raccrocher mes rêves ! Délie moi les bras et prends ma main sur ce chemin si épineux, ramène moi sur celui qui est doux à la vue et au toucher. Ravive en moi les plaisirs et la joie qui donnent la Force et l’Amour. Je t’appelle du plus profond de ma prison pour que tu viennes à mon secours car j’ai vraiment peur de ne plus sortir de ces ténèbres. Brille mon joli cœur, brille avec moi et je t’écouterai parler pendant des heures, je te laisserai toute la place pour me sentir enfin au calme et en sécurité. Je suis prête, je cherche ta présence, je t’en prie viens et ouvre moi.



lundi 23 avril 2018

Ma chaire est tendre


J’ai toujours trouvé mon père comme étant le pire juge du monde Humain. Je crois désormais qu’il est celui que l’on nomme le juge des Enfers : Hadès n’est autre que mon Père, mon géniteur dans ce monde. La séance de médecine symbolique me l’a confirmée : malgré tout ce temps je reste aimantée à ce père, qui m’a enlevée du Monde pour me conduire dans le sien : ce monde noir où tout est infernal et où l’on ne communique avec personne de vivant. Je suis Perséphone, enlevée par le seigneur des ténèbres, envahie par la peur de ne plus revoir le jour. 
Le fruit défendu est le fruit de l’amour filial que je lui porte et c’est ainsi que je reste prisonnière de son monde et qu’à chaque nouveau printemps, je tente désespérément de revenir à la surface. 
Merci Virgile, mon hermite resté là à mes côtés pendant tout ce temps de reconnaissance. Je souhaite désormais retrouver mon cher Père, l’authentique, le véritable, celui qui m’a créée. Je souhaite plus que tout le revoir désormais !
Si je suis Perséphone, lorsque je sortirai de ma coquille, que j'aurai remis la dérive de cette coque pour me guider vers l'océan qui fait des vagues, lorsque je serai Femme : je connaîtrai tout de ce monde souterrain, je pourrai ouvrir les yeux de quiconque se trouve sur ses sentiers, je pourrai l’aider à revoir le jour comme je suis en train de le faire. 
Ô lumière, je t’en prie, reviens à mes yeux et soulève ce voile spectral dont je suis recouverte.