Plan large sur un soleil qui
se joue de nuages noirs. Après quelques rondes de danse, le mage s’approche
pour séparer les nuages et laisse apparaitre le soleil éclatant. Les nuages
noirs disparaissent dans une colonne de fumée qui s’élèvent de chaque côté de l’astre
et s’évanouissent.
Le soleil s’en va par les
montagnes pour atteindre finalement l’océan avec qui il se lie dans une caresse
fumante. Celle-ci s’envole et se transforme en milliers d’oiseaux blancs qui s’amusent
dans le ciel d’un bleu céleste.
Les brins d’herbe qui
regardent la scène frémissent au soleil et laissent pousser des fleurs parmi
eux, de toutes les couleurs. Les plantes grandissent et laissent échapper des
gouttes d’eau qui montent en grappes au soleil qui envoie en retour de petits
miroirs irisés de sa chaleur, accroissant toujours un peu plus la taille des
végétaux. Enfin il se transforme en cheval ailé et doré, s’élève en tirant un
char rayonnant du dieu Apollon conduisant sa course du soleil.
Zoom arrière le soleil qui se
tient désormais au-dessus de la planète bleue, poursuivie par sa lune et tous les
autres éléments que compose notre galaxie. Des fragments rassemblés et
tournoyants dans la lente course du temps contre l’espace.
Minnie court après Mickey dans
une course qui la fait s’énerver et le rend rapide. Elle n’arrive pas à le
rattraper pour l’arrêter dans sa course. Jetant de rapides coups d’œil en
arrière, Mickey n’a pas vu arriver la branche d’arbre qui l’assomma net dans sa
frénésie. Minnie arriva enfin à sa hauteur pour le relever et finalement faire
disparaitre sa colère pour le bonheur de l’embrasser tendrement. La
métamorphose opère et évolue en de multiples espèces animales en devenir
anthropoïde pour finalement retrouver le statut des artistes grecques de l’époque.
Le tournoiement s’accentue
autour d’eux qui sont sagement au centre de la galaxie. Lui, portant un seyant
costume noir, elle tenant son bouquet vêtue d’une robe blanche de mariée. Prenant
de la hauteur, il la fait tourner en se souriant l’un à l’autre. Une harmonie
parfaite entre le blanc et le noir, chaque tête étant attirée par l’énergie de
l’autre, le mariage chymiques des célestes opposés. Ils se fondent l’un à l’autre
dans une boule de lumière qui s’élève et transperce plusieurs membranes, des
portes de passage pour atteindre le centre de la galaxie, le creuset en son
sein de la relique divine.
Vision d’un diable noir et
effrayant qui s’élève profondément dans la hauteur. La femme lui demande qu’il
lui donne le meilleur du divin en lui et lui répond « tu auras ce que tu
désires ». Alors..
*on frappe à la porte*
Personnage sombre au regard
inquiétant qui cherche à rentrer dans le champ énergétique de la femme et qui
lui imprime une étrange sensation dérangeante et inquiétante. Que penser
lorsque un autre homme attire à lui les ennuis au point qu’un autre veuille le
tuer, transie de peur la femme qui fini par fermer sa porte à ce personnage qui
l’aspirait à vouloir porter le poids de ses erreurs. Elle ferma les yeux pour
retrouver de la hauteur et se laisser guider par les notes de musique qui
faisaient vibrer un son merveilleux jusqu’à ses oreilles. Elle ne peut
discerner mais ressentir qu’il y a ces images, un magnifique déroulé de
symboles puissants qu’elle essayait d’inspirer dans des tableaux en mouvement
qui s’animent plus vite que la pensée elle-même. Une énergie folle pulvérisa
les cailloux de l’impuissance ainsi que leurs ombres qui rétrécirent comme
neige au soleil. Puis une silhouette de femme sortit du néant, Vénus venue la
rassurer face à la mort. Elle du s’abandonner et faire confiance en son guide
intérieur qui venait lui murmurer un funeste présent : « la vertu du
Très-Haut vous couvrira de son ombre » puis
sortie une baguette qui transforma en sa pointe un faisceau de lumière qui s’enfonça
dans la poitrine de la jeune femme. La force de sa présence protégea la femme comme
l’armure de Pégase et lui fit déguster les douceurs de Monsieur l’Observateur,
qui se dégage en substance dans tout son corps et la plonge dans un bain de
douceur.