samedi 25 mars 2017

my Fantasia

Plan large sur un soleil qui se joue de nuages noirs. Après quelques rondes de danse, le mage s’approche pour séparer les nuages et laisse apparaitre le soleil éclatant. Les nuages noirs disparaissent dans une colonne de fumée qui s’élèvent de chaque côté de l’astre et s’évanouissent.
Le soleil s’en va par les montagnes pour atteindre finalement l’océan avec qui il se lie dans une caresse fumante. Celle-ci s’envole et se transforme en milliers d’oiseaux blancs qui s’amusent dans le ciel d’un bleu céleste.
Les brins d’herbe qui regardent la scène frémissent au soleil et laissent pousser des fleurs parmi eux, de toutes les couleurs. Les plantes grandissent et laissent échapper des gouttes d’eau qui montent en grappes au soleil qui envoie en retour de petits miroirs irisés de sa chaleur, accroissant toujours un peu plus la taille des végétaux. Enfin il se transforme en cheval ailé et doré, s’élève en tirant un char rayonnant du dieu Apollon conduisant sa course du soleil.
Zoom arrière le soleil qui se tient désormais au-dessus de la planète bleue, poursuivie par sa lune et tous les autres éléments que compose notre galaxie. Des fragments rassemblés et tournoyants dans la lente course du temps contre l’espace.
----------------------------------------------------------------------------------- 
Minnie court après Mickey dans une course qui la fait s’énerver et le rend rapide. Elle n’arrive pas à le rattraper pour l’arrêter dans sa course. Jetant de rapides coups d’œil en arrière, Mickey n’a pas vu arriver la branche d’arbre qui l’assomma net dans sa frénésie. Minnie arriva enfin à sa hauteur pour le relever et finalement faire disparaitre sa colère pour le bonheur de l’embrasser tendrement. La métamorphose opère et évolue en de multiples espèces animales en devenir anthropoïde pour finalement retrouver le statut des artistes grecques de l’époque.
Le tournoiement s’accentue autour d’eux qui sont sagement au centre de la galaxie. Lui, portant un seyant costume noir, elle tenant son bouquet vêtue d’une robe blanche de mariée. Prenant de la hauteur, il la fait tourner en se souriant l’un à l’autre. Une harmonie parfaite entre le blanc et le noir, chaque tête étant attirée par l’énergie de l’autre, le mariage chymiques des célestes opposés. Ils se fondent l’un à l’autre dans une boule de lumière qui s’élève et transperce plusieurs membranes, des portes de passage pour atteindre le centre de la galaxie, le creuset en son sein de la relique divine.
----------------------------------------------------------------------------------- 
Vision d’un diable noir et effrayant qui s’élève profondément dans la hauteur. La femme lui demande qu’il lui donne le meilleur du divin en lui et lui répond « tu auras ce que tu désires ». Alors..
*on frappe à la porte*
Personnage sombre au regard inquiétant qui cherche à rentrer dans le champ énergétique de la femme et qui lui imprime une étrange sensation dérangeante et inquiétante. Que penser lorsque un autre homme attire à lui les ennuis au point qu’un autre veuille le tuer, transie de peur la femme qui fini par fermer sa porte à ce personnage qui l’aspirait à vouloir porter le poids de ses erreurs. Elle ferma les yeux pour retrouver de la hauteur et se laisser guider par les notes de musique qui faisaient vibrer un son merveilleux jusqu’à ses oreilles. Elle ne peut discerner mais ressentir qu’il y a ces images, un magnifique déroulé de symboles puissants qu’elle essayait d’inspirer dans des tableaux en mouvement qui s’animent plus vite que la pensée elle-même. Une énergie folle pulvérisa les cailloux de l’impuissance ainsi que leurs ombres qui rétrécirent comme neige au soleil. Puis une silhouette de femme sortit du néant, Vénus venue la rassurer face à la mort. Elle du s’abandonner et faire confiance en son guide intérieur qui venait lui murmurer un funeste présent : « la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre » puis sortie une baguette qui transforma en sa pointe un faisceau de lumière qui s’enfonça dans la poitrine de la jeune femme. La force de sa présence protégea la femme comme l’armure de Pégase et lui fit déguster les douceurs de Monsieur l’Observateur, qui se dégage en substance dans tout son corps et la plonge dans un bain de douceur.

vendredi 3 mars 2017

Impact avec la Nature

« Signe avec ton sang que je te soigne ». Voilà une phrase pleine de sens que l’on peut lire au cours d’une histoire fantasmatique ! Qui n’a pas envie de mettre un terme à ses souffrances et être guéri ? Qui ne réclame pas sa part de bonheur qui lui a été volé par quelqu’un d’autre ? Oui mais qui accepterait cette proposition du sang ? Souffrir pour être sauvé, ça me rappelle vaguement une histoire apprise les bras en croix..

Je n’ai pas vraiment eu d’autre choix que d’ouvrir mes veines pour rechercher les racines de mes émotions et névroses survoltées. En me tenant à l’écart de la Vie, elle a noué pour moi les noyaux de joyaux dans de gigantesques et effrayants paquets cadeaux. Puisque l’enfant que je suis ne souhaitait pas les ouvrir, ce sont les paquets qui sont venus à moi. En témoigne mon accident du 04/04/2015, une date en plein phare pour sonner le départ de la quête de Soi ! Je recevais ce jour là, les bras grand ouverts, un énorme carton qui servit à confectionner le buste d’un robot géant. Avé Toutenkarton, mon géant de papier ! Foudroyée en plein cœur par mon propre feu intérieur, je me suis retrouvée brisée, chiffonnée et jetée à terre comme un pantin que l’on ne veut plus. Tous les fils que le retenait se sont recroquemortifiés  dans ma chaire, paniqués et fuyant le contact des substances entre elles. Ce jour là, je me suis dit que la muse ment était finie.

Je n’ai donc eu d’autres choix que de partir à la recherche de ces cadeaux dont les rubans maintenaient les paquets les uns aux autres et qui avaient subi des torsions et des nœuds indescriptibles. Pas d’autre choix que de me tourner désormais vers ce mot tabou : l’Inconscient.
Mon père est un magnifique cas d’école du pur déni de l’existence de l’inconscient. Le prononcer le faisait bondir hors de sa boite et soufflait une colère impressionnante à tout ce qui était attaché à ce mot. Voulant maîtriser tout son environnement en rejetant sa nature intérieure, il a développé un automatisme de contrôle sadique de tout ce qui lui appartenait. Il projetait son identité dans les objets, insufflait son contenu mental quitte à violer et dégrader l’espace qu’il investissait car jamais personne ne lui fera quitter son trône. Après toutes ces années où je l’ai observé sans comprendre, je me dis désormais que son anima l’a entièrement envahit, lui, qui avait tellllement d’estime pour les femmes…  Je l’ai nommée Méduse, en hommage à celle qui transformait en pierre quiconque la regardait. Mon père s’appelant Jean-Pierre, ce n’est donc pas un hasard qu’il m’ait appelé Cécile car l’amour que je lui portais m’a bel et bien aveuglé. L’Œdipe que j’étais s’est donc complètement figé à mesure que je devais récupérer les caractéristiques de ma mère pour le séduire. Voilà, bloquée au stade oral, psychiquement, sexuellement ; mes pulsions ramenées à un stade inférieur à la vie, au repos éternel.

Alors passons aux attributs de ma mère qui ont constitué également mon développement ! Une femme très croyante vivant le martyre. Sacrifiant sa vie pour son couple et ses enfants, dans l’attente passive qu’on lui en offre une autre. Un quotidien fait de pleurs, de cris hystériques, j’ai même cru qu’elle allait quitter la scène plus tôt que prévu mais hé.. pas con.. On ne peut pas finir Et martyre Et suicidée ! Bonne présence de l’esprit ! J’ai donc endossé également la culpabilité de cette femme plaintive et tout son florilège de croyances chrétiennes sur le statut de la femme. Allez, hOp, dans l’œuf deep qui se recroqueville dans sa coquille, détournant son visage pour ne plus voir cette réalité. Plus la vie s’éloignait, plus mon ombre grandissait ; le soleil s’est couché, il n’y a plus que la lune à crier aux loups pour qu’ils sortent de sous mon lit.

Je nourrissais royalement mon Ombre : je projetais tout ce que je détestais en mon père car il était hors de question que je devienne comme lui. En effet, je ne me posais aucune question car le flot d’émotions ne permettait plus aux informations d’être correctement traitées et toutes mes connexions se sont figées sur un mode automatique et primitif de survie. Qui a un déchausse-tête pour enlever leurs empreintes de ma tête ? Une grande lame ferait l’affaire ; avec nos sangs entremêlés, j’ai signé ce pacte.

Revenons à nos colis éparpillés dans ma Nature. Grâce au Reiki, je démêle les nœuds, redonne à mon trou noir de corps l’énergie haute fréquence qui tire la matière hors de sa basse compression. C’est encore douloureux mais je deviens une version de moi que je n’ai jamais été. J’ai arrêté de me comparer avec l’ancien moi car tout n’est plus noir ou blanc et la manifestation de nouvelles teintes m’a fait comprendre qu’il y avait une partie de moi qui avait été fauchée. Cela a dépétrifié quelques complexes de l’enfance qui ont pu migrer comme des bulles à la surface et pour une fois, le diable, par son impatience, m’a propulsé sur tous ces paquets pour les ouvrir avidement. Au début, je n’arrivais pas à les ouvrir car « ne pas voir, c’est ne pas croire ! » (dédicace papa). Faire confiance à son ressenti refoulé depuis toutes ces années, c’est comme plonger dans une marmite bouillante et glacée en même temps. Reconnaitre et apprivoiser cette colère m’a pris du temps et lorsque j’ai senti enfin l’obstacle sous l’épais nuage, j’ai reçu les résultats de mes recherches. Je suis seulement aveuglée, le reste demandait juste à être mis sur la bonne fréquence de réception.

Il y a ce moment intérieur ou l’imagination s’active au dialogue qu’il faut déchiffrer et le moment par lequel mettre en œuvre à l’extérieur ces apprentissages. La dissociation longue durée et l’absence de réminiscences de rêves peinent ma conscience morcelée et en proie au doute, à intégrer ces messages. Mais je sais qu’ils les renforcent jusqu’à ce qu’ils s’impriment. « Envoyez c’est pesé ! »


J’ai donc pu entrer en contact avec mon Ombre, qui d’ailleurs a un fort sens de l’humour (noir évidemment) quand elle me répond que pensant n’être jamais à la hauteur, elle m’a collée le vertige. Mouarf ! Elle est attachante.. enfin elle s’est attachée d’abord à mon foie puis a migré grassement dans d’autres organes et centres vitaux, une belle matière noire en action qui annihile tout sur son passage.. et BIM ! c’est l’implosion de rêvolution. Enrobée de cette masse sombre, j’ai entendu la voix de mon fidèle médiateur qui sert de transistor à celle de mon ombre : mon Jean-Conscient qui ouvre la porte de leurs paroles à ma conscience. C’est donc le début de la quête aux trésors enfouis. Mes projections, mes transferts sur les gens ne sont pas des ressentis nouveaux que j’éprouve en leur présence mais bien la redite de mes émotions refoulées qui jouent et rejouent le même air sur un thème différent mais qui soulèvent toujours les mêmes pierres, le point de racine originel : l’amour volé et repris par la haine, la possession par la domination, le protectionnisme maladif du mental, la fuite compulsive de la réalité, le refus d’idées ou de comportements non moraux, l’immaturité psychique et sexuelle, la dépendance affective et sa lourde charge portée par le corps d’une femme, l’énorme colère liée à l’enfance et la rigidité mentale qui en découle… liste bien sûre non exhaustive, je n’ai pas encore pu déchiffrer tous les contenus mais j’ai un formidable jeu de cartes qui m’aide à ouvrir la voie entre ombre et lumière. Je détiens certains messages sans avoir encore ouverts tous les cadeaux. Vivement Noël !