Ça rime avec Transformation : le passage d’un état à un
autre. Les ingrédients déjà présents en substance se synthétisent sous une
autre par l’action d’un agent perturbateur.
Ma conscience change… dur à dire, encore + à faire. Depuis
quelques mois, je constate que le fil de la Vie ressemble plutôt à un
élastique. Tendu à son paroxysme négatif, il m’a propulsé telle une fronde vers
un aperçu de ce que peut être le Bonheur. La résistance qu’il m’a fallu accumuler
jusque là est inversement proportionnel à ce que je vais percevoir lors de mon
lâcher-prise intégral. Quelle énergie dynamique !
Le problème se situe dans ma capacité à m’imperturber aux
événements extérieurs, afin que toutes mes substances intérieures ne décident
de se remanier ensemble pour me créer un nouvel état. Comment maîtriser ses
émotions alors qu’elles ont été seules à vous porter jusque là ? Comment
prendre le contrôle de ces troubles du fonctionnement qui me transportent ou me
plongent vers le chaos ? Comment s’approprier des essences si volatiles ?
Un attrape-émotion ?
Il y a des jours où je me félicite, d’autres où je m’agace.
Au moins ils ne ressemblent plus aux jours anciens où tout était le lent écoulement
de mes décisions que je ne voulais pas assumer. Je me suis consolée de certains
maux profonds quand je me suis prouvée que je pouvais agir sur le Monde qui m’entoure.
Un lot de consolation du passé qui a généré par la suite, une envie + grande, +
engagée pour l’avenir et surtout, + personnalisée.
J’ai enfin quelques morceaux de puzzle de mon avenir mais la
bataille se livre à un tout autre niveau que je n’ai jamais quitté : le
moment présent. Si je tends vers là-bas, comment faire pour que mon bras puisse
le saisir ?
Par des petits pas de côté, j’ai commencé à changer. Par
surprise, échanges de l’inconscient avec le conscient, je me suis vu changer d’état
vers un apaisement moral, moins stressant, + intérieur, - en société. Pas besoin
que quelqu’un me confirme qu’une transformation a pris place. C’est même à se
demander si les gens ont vraiment pensé que je ne serai plus celle que j’étais
avant. Je crois que ma bataille se livre également auprès des autres car mes
habitudes avec eux ont souvent phagocyté ma petite Volonté conquise si
difficilement avec les années. Je peux, je peux…. Crac, je craque – Volonté de
sopalin, peu importe l’épaisseur, elle ne résiste jamais longtemps et se dilue
dans l’ambiance collective qui heurte mon corps, ma tête et mon amour-propre
(ça c’est nouveau !). « Saute à pieds joints sur ton cerveau, c’est +
rigolo ! ». Les efforts ne sont pas encore soutenues, les demandes de
mon Être sont encore contradictoires mais j’ai enfin tendu mon oreille vers l’intérieur ;
espérons que la reprise du violon m’aidera à ne plus altérer ma justesse.
Lorsque ma tête veut écouter mon corps, la colère estime que
je ne l’ai plus assez écoutée et force ma tête sous l’eau. Tel Sisyphe, je dois
alors constamment recommencer à hisser cette volonté sur cette montée dont je
ne vois pas le sommet. Frustrant, mais pas autant que l’ignorance de ne pas
savoir que ce tremplin existe pour s’envoler ailleurs.
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