Sept jours de formation à Paris.
Je prépare ce voyage depuis plusieurs mois. Pourtant, j’habite Orléans et me
trouve à une heure de train de la capitale. Un peu mono-centré pour une si
petite distance ! En effet, ce n’est pas ce paramètre qui me met dans un
tel émoi mais bien le sujet de ma venue à Paris : l’hypnose ! Je suis
tombée dedans l’été dernier, un envoûtement tenace et merveilleux, qui m’a aidé
à dépasser des obstacles que je pensais insurmontables, tout ça en l’espace de
quelques mois. Je suis passionnée par ce pouvoir de faire changer les
gens ; bien que ce soit eux les moteurs principaux, l’hypnose est le
starter que je ne pensais pas posséder jusque là. Une science bien mystérieuse
qui m’a emmenée vers des sujets mythologiques, astronomiques, philosophiques,
occultes et qui a révolutionné ma façon de penser et j’espère bientôt ma façon
d’être. Cet hypnothérapeute restera à jamais dans mon cœur pour ce qu’il a
réussi à faire, obtenir et offrir à la personne que je suis. Mes
pérégrinations neuronales ont déroulé cette pelote de Soi qui, associée à Autisme et Hypnose ont créé à ma grande joie ce projet 2016, qui se définit petit à
petit. Cependant, il y a eu un revers à cette médaille de ce bond dans
l’espace : j’ai commencé à ressentir des sentiments pour cette belle
personne et, lorsque je lui annonçais mon inscription à la prochaine session de
formation à l’IFHE à Paris, dont les dates correspondaient à merveille avec mes
vacances scolaires, il me répondit qu’il pensait que cela était « orienté »
et que j’avais donc un biais de perception. Pourtant, je ne le ressentais pas
comme ça, malgré que cette idée m’ait traversée la tête. Je me rappelle la
manière dont cette idée avait bondi hors de ma tête et la joie que je m'étais imaginée à guérir des
autistes par l’hypnose, tout autant que mon père, avec lequel nous aurions pu discuter si tranquillement...
Je me dis que certaines synchronicités sont de mon côté (gauche) : les dates de formation qui coïncident avec mes vacances, la joie ressentie lorsque j’élaborais ce futur projet de méthode de développement pour jeunes autistes, mon père sous hypnose, une voie de guérison pour le côté droit de mon corps.. et cette excitation ne m’a pas quittée jusqu’à ce jour. Merci ma petite voix ! J’ai donc clôturé mes séances d’hypnose pour me libérer de ces sentiments pour lui et ainsi avoir deux mois pour me préparer physiquement et mentalement à cette formation.
Je me dis que certaines synchronicités sont de mon côté (gauche) : les dates de formation qui coïncident avec mes vacances, la joie ressentie lorsque j’élaborais ce futur projet de méthode de développement pour jeunes autistes, mon père sous hypnose, une voie de guérison pour le côté droit de mon corps.. et cette excitation ne m’a pas quittée jusqu’à ce jour. Merci ma petite voix ! J’ai donc clôturé mes séances d’hypnose pour me libérer de ces sentiments pour lui et ainsi avoir deux mois pour me préparer physiquement et mentalement à cette formation.
Enfin arrive le 1er
jour. Je loge chez mon frère et il me faut 15 minutes à pied pour gagner
l’énorme tour élégante qui abrite les locaux de l’IFHE. Je ressens un mélange
de stress, bon comme mauvais, de l’impatience, de la curiosité et je ne peux m’empêcher
de regarder toutes ces personnes inconnues, venues pour la même chose que moi.
Pourquoi sont-elles là et qui sont-elles ? A 9h30, nous sommes conduits
dans un amphithéâtre aux sièges en velours rouge, où la scène éclaire quelques
tables et chaises encore inoccupées. Trois personnes arrivent sur scène, nous
saluent et nous déroulent le programme des journées à venir. Mon regard dérive
d’un siège à l’autre et je croise soudain le regard de quelqu’un faisant la
même chose que moi, inversé sur son siège : quel magnifique regard dans un
si beau visage. Je reste muette dans mes pensées tandis qu’il me lance un sourire ravageur dont je ne peux supporter l’éclat donné par la
Nature. Je suis sûre d’avoir loupée des informations données par les
organisateurs, à moins que le temps ne se soit arrêté ? Je me détourne
pour cacher mon trouble face à cette apparition apollinienne, me demandant s’il
l’avait remarqué. Arrive l’heure de la pause, mon rythme cardiaque s’accélère car
je redoute autant que j’espère pouvoir le croiser à nouveau. Je zigzague
jusqu’à la table, n’osant pas regarder autour, prête à me servir un café
lorsque j’entends une voix derrière moi : « tu peux m’en servir un
stp ? » je me retourne craintivement et constate que c’est l’homme au
sourire rayonnant. Génial, je rougis en me transposant à la cafet’ d’Hélène et
les garçons ou de 1ers baisers, bref, aussi nian-nian que ce que j’ai pu écrire
dans mes nombreux carnets secrets. « Aucun souci » lui répondis-je en
tournant la tête pour cacher mon trouble pour la seconde fois. Mais qu’est ce
qui m'arrive à me mettre dans un état pareil ? Ok, je n’ai plus quinze ans mais
un problème de libido endormie depuis des mois. Impossible qu’elle se réveille
d’elle-même, c’est donc contraignant de devoir la stimuler depuis des mois pour
vérifier qu’elle est toujours là. Et aujourd’hui, sa simple présence impulse
des soubresauts comme des battements de tambour : quelqu’un joue de la percussion
dans mon sexe. Il me faut du temps pour lui tendre son café, tendue comme un
string que je suis. J’ai envie qu’il déguerpisse mais le son de sa voix m’a
déjà envoûtée et j’attends d’entendre quelque chose de nouveau de sa bouche.
« Merci » et il s’en alla. Je souffle intérieurement. A la fin de la
pause, on nous conduit dans une nouvelle salle où sont disposées des banquettes
comme l’on peut trouver chez les psys. Il faut travailler en binôme, où l’un
raconte une histoire imagée de douces sensations à l’autre personne
confortablement installée dans sa banquette, pour un résultat
« bien-être ». Les consignes énoncées, je cherche des yeux une
potentielle collègue féminine pour faire redescendre toute la chaleur que la
pression de son regard avait chargé en moi.
Je désespère de voir les personnes s’associer et
égrener les candidats au fur et à mesure quand je l’aperçois s’avancer droit
sur moi, d’un pas déterminé. Je suis prise de paralysie, essayant de me rendre
transparente ou de m’enfoncer dans le sol pour l’éviter. Son regard se pose sur
moi et il m’affuble d’un de ses magnifiques sourires. « On y
va ? » me lance-t-il. Ayant perdue mes moyens depuis plusieurs
minutes, j’acquiesce timidement et le
suis jusqu’à une place disponible. Je me sens mal de débuter cette formation
qui s’annonçait si bénéfique au niveau personnel pour me retrouver liquéfiée
dès la première matinée, face à un homme dont le magnétisme m’a totalement
emprisonnée. Il me dit qu’il s’appelle Jean et qu’il habite Paris. J’arrive à lui
exprimer le fait qu’il devrait commencer et je m’allonge lascivement, prête à
voyager rien qu’au son de sa voix harmonieuse. La distance entre sa chaise et
ma banquette me permet de retrouver un peu d’air cérébral. Je ferme les yeux et
me laisse aller à son histoire. Un timbre de voix parfait au vagabondage de
l’esprit. Un beau vagabond, la chemise déchirée, un jean moulant décousu à
certains endroits et…
plaisir fou à ressentir de nouveau mon sexe
s’exprimer. Soudain, quelqu’un me secoue par le bras : Jean me regarde de
son sourire et me dit « j’ai arrêté parce que tu faisais des petits
bruits ». Putain la honte, où est-ce que
j’étais ? Brûlée par le désir intérieur qui s’entendait à l’extérieur,
prise en flag par le beau gosse de l’année, rater complètement le 1er
exercice de la formation ; bref, dirigée par mes pulsions sexuelles que je
pensais mortes et enterrées depuis des mois. Elles choisissent aujourd’hui pour
me passer le bonjour ; sympa. Je me confonds platement en excuses,
prétextant que je m’étais endormie et cours aux toilettes pour assouvir ma soif
obsédante entre mes jambes. Tout est plus fort que moi, la jouissance qui sort
de moi est telle que mes jambes ne peuvent me retenir et je glisse stupidement
sur la cuvette des toilettes, essayant de me retenir d’une main sur la paroi.
Mais que se passe-t-il en moi ? Je suis néanmoins heureuse de
constater comment ces sensations fortes me reviennent, cependant elles devraient
être dans ma tête, pas entre mes cuisses..
Je reviens dans la salle,
l’exercice est fini, je ne peux remplacer Jean dans son rôle alors je m’excuse
de nouveau, me jurant de ne plus jamais me retrouver avec lui de toute la
formation. La journée avance et Jean ne réapparaît pas pour me demander quoi
que ce soit. Je me consacre donc pleinement à mon objectif initial et cela égala mon excitation mais à d’autres niveaux !
17h30, fin de la journée, chacun reprend ses affaires
pour se diriger vers la sortie. Mais le revoilà, par sa démarche assurée se
dégage une confiance phénoménale, un pouvoir qu’il semble parfaitement maîtriser par son sourire, sa voix et sans doute bien d’autres choses. Ses yeux
minéraux me regardent fixement mais ne me sourient pas. En passant près de moi,
il me saisit délicatement le poignet et me dit « suis-moi ! ». Incapable
de protester, je le suis de joie et de peur jusqu’à une porte qu’il referme
rapidement derrière moi. La pièce est sombre, une petite ouverture amène un
trait de lumière qui lui fend le visage. « Je crois savoir ce qu’il s’est
passé ce matin » me dit-il. Impossible, il n’a pas pu voir ni sentir tout
ce que j’ai ressenti sur cette banquette ! Le silence qui suit me gêne à
lui raconter comment tout cela s’est passé mais je me ressaisis, offusquée de
parler de choses si intimes avec lui. Je lui tourne le dos, prête à quitter la
pièce quand il passa son bras sous mon T-shirt, laissant remonter sa douce main sur le grain de ma
peau qui se figea à son approche de mes seins. Je reste immobile, tant la
sensation ressemble à celle de ce matin. Comment peut-il savoir comment tout ça
a commencé ? Je me retourne vivement pour lui poser cette question en face
quand il choisit d’entourer ma hanche pour poser sa main sur mes fesses, me
rapprochant ainsi fortement de lui. Je peux sentir son odeur et sa peau se rapprocher
dangereusement de mon visage qui rosit de plus en plus. Je ne peux détacher mes
yeux de son regard qu’il plonge en moi. Cet homme a un pouvoir qui m’empêche de
me débattre. Il me sourit et profite de cette illumination pour poser fermement
ses lèvres contre les miennes, un baiser brûlant de passion et de désirs en
devenir. Cette chaleur m’envahit le corps, me rappelant celle que j’avais ressenti
lors de mon accident en avril dernier mais à l’extrême opposée de la douleur.
Au paradis, je me sens fondre sous son étreinte et mon corps bascule vers lui,
telle une sacrifiée acceptant sa destinée face au Maître de cérémonie.
Énervée contre lui et moi-même, je me rhabille et sort
vivement de l’immeuble, courant presque jusqu’à chez mon frère, fortement
troublée par cette histoire de dingue. Le god est bien au chaud dans mon sac et
cette agréable sensation continue de couler en moi : démoniaque. Je
réfléchis au moyen de me défaire de son emprise pour le reste de la formation
en me promettant de ne plus lui adresser la parole et de me consacrer
entièrement à mon sujet initial. Dès le lendemain, je reprends mon sac en
oubliant d’enlever le god, ça me gène un peu de le savoir avec moi mais je
réussis à contrôler les exercices de la matinée, évitant de le repérer parmi
les 70 participants de la formation. Le midi, je le vois attablé avec d’autres personnes dans
un coin du restaurant. Cela me met en colère de le voir ainsi détendu et à
l’aise alors qu’il m’avait si sauvagement prise la veille. Je décide de
m’installer au plus loin, sentant sa présence malgré tout dans mon dos. Mes pensées reviennent encore à
cette sensation agréable passée en sa présence et cela ajoute à ma colère
contre lui. Pourtant, je ne peux refréner l’envie de me servir de son sextoy pour
calmer la chaleur de mon ventre qui me supplie de l’écouter. Je me lève pour me
diriger aux toilettes.
sexe, passer dans mon ventre,
remonter jusqu’à ma gorge, m’irradier le cerveau pour sortir au sommet de ma
tête. L’écho de mon cri raisonna dans toute la pièce. Pourtant, il ne me sembla
pas qu’il ait joui. J’hésite à lui demander pendant qu’on se rhabille en
silence. Voyant un agréable sourire à ses lèvres, je déduis qu’il a pris lui
aussi du plaisir. Nous parlons uniquement avec nos yeux et nos énergies semblent encore
entremêlées. Quel homme étrange et mystérieux. Il me lance « à tout à
l’heure » sans que je ne sache exactement ce que cela signifie. Il se
rassoit à sa table pendant que je paye et sors du restaurant.
Je me sens incroyablement bien, mes pieds ne
touchent plus terre, un masque de bonheur s’affiche sur mon visage à la vue de
tous et cela rajoute à ma joie. Jamais je n’ai pris autant plaisir à faire
l’amour, deux fois en deux jours, avec cet homme qui balaye les 39 autres de ma
vie de femme, qui m’ont apporté plus de blocage sexuels que d’envies d’aimer.
Je déroule dans ma tête toutes
sortes de scénarii sexuels dont nous serions les acteurs, je sens mon corps
possédé par le sien, ma tête est à la renverse et mon corps palpite au même rythme
que les battements de mon sexe. Je m’arrête d’effroi : suis-je amoureuse ?
Si vite ? Je trouve terrible que ma conscience émotionnelle connaisse déjà
cette douleur qui m’impose autant de questions. Cette sensation de bien-être me
propulse au 7ème ciel, aussi vite que la peur d’être amoureuse me
fait redescendre. Merde. Il ose ouvrir la boîte de Pandore et je ne vois que
les futurs maux à devoir combattre. Je suis le pôle négatif de l’aimant :
attirée car je ne fais pas le poids. Je redoute ma façon d’appréhender la suite : courir comme une écervelée, aveuglée par des
sourires, des sensations tendres, des caresses brûlantes : aïe, j’ai
chaud. Je tente de ne pas rester
bloquée par mes souvenirs et profite du moment présent de l’après-midi. L’horloge
me nargue et décompte lentement les minutes à faire tourner la soupape qui me sert de tête..
TO BE CONTINUED...



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