Je remonte la rivière, j’essaie de trouver une berge sur
laquelle me hisser. Je ne sais pas quel espace j’y trouverai mais je dois
amener mon corps à s’élever de la surface profonde et inconsciente de l’eau qui
m’a inondée. Ma respiration est toujours difficile, il faut dire que mes
végétations ont été sauvagement déracinées à 3 ans par des savants qui
n’avaient pas même pris connaissance de bien m’endormir.
C’est peut-être là
qu’est née la peur de mourir.. ou bien était-ce quand mon père, trop angoissé à l'idée de me voir tomber malade lorsque je me découvrais dans mon lit, entreprit de m'attacher quelque temps à mon sommier, histoire d'avoir la paix de l'Esprit. "Une impératrice pendue à son lit..."
Ou bien est-ce plus tard à 7 ans, l’âge de raison, où la Mort est venue me saisir dans mon lit en insinuant des situations de vide, de perte et de néant. Ou bien, suis-je née de manière à ce que ma conception et les 18 mois qui préfigurent ma naissance tombent soit en solstice soit en équinoxe.. manque celui du printemps.. de la Nature qui renaît à nouveau. Jeune fille face à la Mort, obligée de devenir adulte, sans connaissance du rituel à effectuer pour hisser mon corps dans cette nouvelle enveloppe. Cette année 2002 a marqué le dernier coup d'arrêt à mon passage à l'âge adulte. Et voilà, 13 équinoxes de printemps + tard, la veille de Pâques 2015, me voici crucifiée un beau jour de pleine lune.
Ou bien est-ce plus tard à 7 ans, l’âge de raison, où la Mort est venue me saisir dans mon lit en insinuant des situations de vide, de perte et de néant. Ou bien, suis-je née de manière à ce que ma conception et les 18 mois qui préfigurent ma naissance tombent soit en solstice soit en équinoxe.. manque celui du printemps.. de la Nature qui renaît à nouveau. Jeune fille face à la Mort, obligée de devenir adulte, sans connaissance du rituel à effectuer pour hisser mon corps dans cette nouvelle enveloppe. Cette année 2002 a marqué le dernier coup d'arrêt à mon passage à l'âge adulte. Et voilà, 13 équinoxes de printemps + tard, la veille de Pâques 2015, me voici crucifiée un beau jour de pleine lune.
Je me sens diluée dans une mémoire collective, je deviens de
+ en + sensible aux énergies des idées, aux mouvements qu’elles ont sur moi,
physiquement et mentalement. J’étends mon intention au-delà de la sensation, je
cherche à accompagner le mouvement de cette conscience intérieure qui décolle
patiemment les feuillets du livre que je suis. Il y a tellement d’endroits où
je suis passée pour repousser cette matière sombre intérieure ou bien décaler son orientation pour qu’elle se
tourne vers cette invisible lumière.. que toutes ces fêlures servent de passage
à explorer plus loin les profondeurs ; cette caverne au multiples portes
qui cherchent à communiquer, à réunir.
Je porte bien un fardeau sur le côté
droit, ces douleurs auprès de qui je passe beaucoup de mon temps chaque jour.
Elles me renforcent car elles offrent des résultats à mon labeur et elles me
dévoilent l’amplitude infinie du travail
qui reste à faire.
Qui suis-je pour aller chercher le Reiki, l’outil le +
invisible qui soit ? Tellement invisible pour la malvoyante que je suis,
que je m’adapte parfaitement à ses exigences kinesthésiques.. parfois je me dis
que cette allégorie de la Caverne de Platon correspond parfaitement à une
partie de moi, coincée dans une vision macabre de la Vie et des Humains, au cœur
de l’endroit le + sombre de l’univers, où la lumière ne ressort même pas.. et les jours suivants je jubile de recevoir
autant de bien-être de l’Univers, je me sens privilégiée de pouvoir offrir au
Monde ce cadeau de liberté qui éclot au cœur de moi-même.
Je reprends
connaissance des morceaux de puzzle qui me composent, les parts se font de + en
+ élargies, je ressens cette impatience de vouloir l’œuvre achevée ; je ne
sais si j’aurai une vision intérieure mais la réalité n’a de boucle que de l’autre
côté ; et si je ne puis de l’un, je l’aurai de l’autre..
Je suis une inclassable, une Excuse ou bien une exception à
une règle encore fumeuse à mon unique sens. Je crois que mon libre-arbitre ne
se fera que par l’intuition et l’intelligence, saupoudré de patience ; je
laisse tomber les modèles établis, ça m’agace-ça m’emmerde ! Pourrais-je
alors stopper cette sensation d’avoir les ailes coupées et paumé ma sexualité ? Inverser le pan du voile pour que l'ombre devienne lumière et balance les blancs ? ...
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